Manuel de l'énergie sans danger



"Earth Ship"                                           Mayumi Oda

Jan Thomas, Claire Greensfelder et Wendy Oser
avec Nora Akino
Illustration par Mayumi Oda
Plutonium Free Future, Berkeley, California, USA, 1997


Comment devons-nous réagir au fardeau croissant que représente la radioactivité dans notre environnement, qui met notre santé, celle de nos êtres chers et de nos communautés ainsi que celles de toutes espèces en danger ? Pourquoi produisons-nous encore des déchets nucléaires qui mettent la vie en danger et ce des millénaires durant ? Quand les enfants nous demandent ce que nous faisons afin de changer cet état des choses, comment devons-nous répondre ?

Partout dans le monde des gens ont posé ces questions et tant d'autres encore quant à la sécurité de l'énergie et de l'armement nucléaire.  Nous, à Plutonium Free Future, groupe d'activistes oeuvrant pour l'écologie et la paix d'Amérique du Nord, Asie, Europe et des Iles Pacifiques, pensons que les gens ont droit à des réponses claires, droites au but, à leurs questions sur les dangers nucléaires.  Lors de nos séances d'étude et événements publics, on nous a posé les questions suivantes :

- "Pourquoi n'avons-nous pas été informés des rapports existants entre l'exposition aux radiations et le cancer" (Europe du Nord)

- "Quels choix avons-nous ? Dans notre région, on nous dit que nous devons développer l'énergie nucléaire parce que nous avons des ressources naturelles limitées." (Asie)

- "Notre gouvernement essaie de nous vendre l'énergie nucléaire en nous disant que les pays de l'Ouest l'utilise, et que nous accuserons un retard si nous ne le faisons pas." (Europe de l'Est)

Le Manuel de l'Energie Sans Danger traite des dangers de l'énergie nucléaire, du rapport mortel entre énergie nucléaire et armement nucléaire, et des alternatives existants aujourd'hui aux énergies fossiles et nucléaires fournies par des technologies d'énergie sans danger, propre et renouvelable.  Nous vous encourageons à lire ce manuel, et si vous le trouvez utile, de le partager avec vos amis, collègues et décideurs politiques.

Nous ne devons pas continuer à contaminer notre précieuse et magnifique terre avec la radioactivité qui reste dangeureuse pour des centaines de millieurs d'années.  Un avenir d'énergie sans danger est possible et chacun d'entre nous peut jouer un rôle afin de le réaliser.

"Atomes pour la Paix"
Fausses promesses, dangers cachés

La campagne "Atomes pour la Paix" fut lancée aux Etats-Unis en 1953, promotant l'énergie nucléaire comme étant "propre, sans danger, bon marché et sans limite".  Les Etats-Unis ont dépensé des milliards de dollars afin d'établir leur industrie nucléaire et pour la vendre outre-mer, s'assurant ainsi la domination américaine sur un marché nucléaire mondial croissant.  L'ex-URSS créa un programme similaire en Europe de l'Est, tandis que la France, le Royaume-Uni et la Chine développèrent des industries d'armement et d'énergie nucléaire pour l'usage domestique et l'exportation.

Les scientifiques qui travaillèrent sur les programmes nucléaires durant les années '50 et '60 savaient que l'énergie nucléaire comportait des risques majeurs, mais les soucis de sécurité furent ignorés afin de sauvegarder les intérêts d'une industrie en pleine croissance.1  L'information vitale quant aux dangers nucléaires ne fut pas rendue publique.  Un réel débat public sur les risques et les bénéfices de l'énergie générée nucléairement n'a jamais eu lieu.

Dans les Etats nucléarisés de l'Ouest, l'énergie nucléaire est en déclin depuis 20 ans.  Certains pays européens ont passé des lois afin de l'éliminer par phases ou encore l'interdisant complètement.  Afin de survivre et de tirer profit d'investissements passés, l'industrie nucléaire fait pression à présent sur les économies en développement, particulièrement en Asie et en Europe de l'Est, afin qu'ils adoptent le nucléaire.  Tandis qu'aucun nouveau réacteur nucléaire n'a été commandé aux Etats-Unis depuis 1973, la technologie même qui n'est plus considérée comme étant sans danger et profitable aux Etats-Unis, continue à être promue ailleurs par des sociétés américaines, canadiennes, européennes et à présent asiatiques.2

L'Agence Internationale d'Energie Atomique (IAEA) fut créée afin de promouvoir l'énergie nucléaire et d'empêcher la prolifération de l'armement nucléaire.  Et pourtant ces deux idées sont fondamentalement incompatibles.  La promotion d'énergie nucléaire a entraîné directement la prolifération de matériaux et armes nucléaires.3

Aujourd'hui, la campagne de relations publiques "Atomes pour la Paix" est encore fort active, assurant ainsi une couverture pour une technologie extrêmement dangeureuse.  L'énergie nucléaire n'a jamais été, et ne sera jamais, sans danger.4

L'énergie nucléaire n'est pas saine
ni pour les enfants et ni pour les autres êtres vivants !

En ce qui concerne la pollution nucléaire, celle-ci ne pourrait être exagérée : ce qui compte biologiquement est la somme, à travers le temps, de toutes les atteintes perpétrées par toutes les sources et événements combinés qui ont généré des poisons persistants (radioactifs ou autres) dans la biosphère … Chaque contribution à cette somme a son importance.5

La production nucléaire libère d'une manière systématique et normale de la radioactivité qui empoisonne l'air, les sols et l'eau. Les substances radioactives génèrent des particules alpha et bêta ainsi que des rayons gamma qui peuvent nuire aux cellules vivantes.  Une forte dose d'irradiation peut entraîner la mort dans les jours ou les semaines qui suivent, et les doses plus faibles de radiation sont reconnues à présent comme étant bien plus dangeureuses pour la santé qu'on ne le croyait auparavant.6  Une exposition de longue durée aux radiations qualifiées de faibles peut causer de sévères problèmes de santé persistants pour les hommes, ainsi qu'à leurs descendants. Il n'existe pas de niveau de radiation qui ne présente pas de danger.7

Les gens qui travaillent dans le nucléaire, leurs enfants et tous ceux qui vivent dans la vicinité d'un centre nucléaire, partout dans le monde, souffrent de cancer, de défauts de naissance et de disfonctionnement du système immunitaire à des taux bien plus élevés que la population en général.8  De nouvelles études sur les causes de la hausse générale du cancer du sein chez la femme montrent que les tissus du sein sont particulièrement sujets à développer le cancer suite à une exposition aux radiations.9  L'exposition aux radiations a également été reconnue comme étant une cause du cancer de la prostate et du poumon.10

Tragiquement, les dégâts génétiques causés par les radiations peuvent être transmises de génération en génération, pouvant ainsi affecter les descendants de toutes les espèces.
 
 

Extraction d'urnanium
Premier maillon de la chaîne nucléaire

Les histoires rapportées par les représentants des peuples indigènes lors de l'audience mondiale sur l' uranium (World Uranium Hearing) à Salzbourg (1992) constituent une preuve sans conteste de la colonisation nucléaire.  Ce sont leurs terres, leur corps et leurs cultures anciennes qui sont les victimes immédiates de l'énergie nucléaire … Sur leurs terres, qu'ils considèrent comme sacrées, on extracte 70 % de la production mondiale d'uranium, on effectue des tests nucléaires et les déchets radiactifs sont jetés sur place.11

Les risques de contamination radioactive ne sont pas partagés de manière égale par tous.  Généralement, les personnes économiquement plus faibles, et notamment les peuples indigènes, subissent la plus grande part de l'exposition à la radioactivité.

L'extraction de l'uranium sur les terres des peuplades indigènes et tribales a détruit bien des petites communautés et leur environnement en Amérique du Nord, en Australie, en Afrique et en Asie.12  Le minerai d'uranium, extrait de vastes carrières ouvertes et sous-terraines, est transformé afin de pouvoir l'utiliser comme combustible pour les réacteurs nucléaires.  Pour chaque tonne d'oxyde d'uranium produite, des milliers de tonnes de déchets sont produits. Souvent ces déchets sont simplement jetés sur les terres environnantes et abandonnés ainsi. Le vent transporte sur des kilomètres le gaz radon et la poussière radioactive émanant de ces déchets.  Les eaux de pluies contaminées entrent dans la terre, les nappes aquifères et enfin, atteignent la chaîne alimentaire, mettant en danger la santé de tout un chacun.  Les terres des peuples indigènes ont également été utilisées pour disposer de déchets radioactifs et pour tester (par explosion) des bombes nucléaires sur et sous terre, engendrant une contamination radiactive massive.
 
 

Injustice Environnementale Mondiale

  • Au Canada, dans la région Nord du Saskatchewan, où se trouvent les réserves les plus grandes et les plus concentrées, les procédures routinières et les déversements accidentels suite aux opérations d'extraction ont empoisonné des pêcheries importantes et menacés la santé et la survie des communautés indigènes.13
  • Au Niger et en Namibie, les déchets d'uranium sont jetés simplement dans les sables du désert, contaminant l'air, la nourriture et l'eau potable des tribus nomades.14
  • Dans le Sud-ouest des Etats-Unis, les déchets d'extraction abandonnés sur la terre des peuples indigènes ont mis en danger la santé de leurs communautés. Il est un fait méconnu que le deuxième accident nucléaire le plus important dans l'histoire américaine était le déversage de déchets d'uranium dans la rivière Rio Puerco au Nouveau Mexique dans les années '80.15
  • Diné (Navajo) et d'autres mineurs d'uranium des Etats-Unis ont contracté des cancers à un taux bien plus élevé que la population en général (comprenant un risque de contraction de cancer du poumon quarante fois plus élevé que la normale).16 On ne les avait pas prévenu des dangers de la radioactivité.
  • Le peuple tibétain a été, à son insu, victime de tests de tolérance dans des mines d'uranium et des sites de déchets gérés par les Chinois.17

  • Dangeureux et sale : les accidents arrivent

    Les sites où des réacteurs nucléaires sont construits sont contaminés à tout jamais, et les déchets radioactifs qu'ils produisent contaminent tout lieu où on les dispose ou entrepose. On ne peut pas s'en débarasser, ils ne peuvent être que stockés ou abandonnés.18

    Après après avoir été utilisés durant trois ans dans un réacteur, les crayons combustibles d'uranium enrichi deviennent à peu près un million de fois plus radioactif que lorsqu'ils furent introduits au premier jour. L'industrie nucléaire les qualifie de combustible usé et il est légalement obligatoire de les stocker indéfiniment de manière sûre.  Les gouvernements et les industries ont continué à développer et à utiliser l'énergie nucléaire tout en ne sachant pas comment stocker les déchets de manière sûre.19

    Les accidents nucléaires posent encore d'autres risques.  Considérons Tchernobyl et Three Mile Island, deux accidents catastrophiques de réacteurs nucléaires.  Dix jours après l'accident de Tchernobyl (près du village de Pripyat en Ukraine), le niveau de radiation s'élevait à 50 millions de curies, soit l'équivalent de l'explosion de plus de 100 bombes de la taille de celle d'Hiroshima.  Les vents ont emporté la radioactivité du désastre de Tchernobyl à travers le monde.20

    Les enfants de Biélorussie et d'Ukraine qui ont survécu à l'exposition à la radiation initiale souffrent à présent de hauts niveaux de cancer de la thyroïde et de leucémie. Bien plus encore sont apathiques et malades, ont des difficultés de mémoire et sont sujets à des hémorragies.  En 1995, l'Ukraine faisait état de 125.000 morts suite à la catastrophe.21

    Le nombre de cancers et autres maladies a été recensé comme étant également plus élevé chez les habitants de Harrisburg et aux alentours, en Pennsylvanie (USA), site de l'accident nucléaire de Three Mile Island.22  On a également constaté des mutations dans la vie végétale.  Des activistes locaux ont mis en place un réseau afin de surveiller les impacts sur la santé, mais une étude officielle et complète quant aux effets de l'accident de Three Mile Island tant sur la santé que sur l'environnement n'a jamais été effectuée.

    Les accidents, qui peuvent arriver à tout site muni d'un réacteur, sont un des effets les plus dramatiques de tous les effets indéniablement néfastes de la production d'énergie nucléaire.23  Après un demi-siècle, l'énergie nucléaire a prouvé, à chaque étape, qu'elle était désastreuse tant pour la santé que l'environnement.

    Plutonium : le pus dangeureux de tous

    Les réacteurs à énergie nucléaire produisent un mélange de radio-nuclides de plutonium, et il n'y a pas de doute que le plutonium dans le poumon humain, est un producteur tout puissant du cancer du poumon.  La quantité approximative d'un cinq millionième d'un seul gramme de plutonium issu d'un réacteur déposé dans un poumon suffit.24

    Le 6 août 1945, le gouvernement des Etats-Unis fit exploser une bombe d'uranium sur Hiroshima au Japon.  Plus de 100.000 personnes furent tuées instantanément.  Trois jours plus tard, une bombe de plutonium détruisait Nagasaki et tuait immédiatement 70.000 personnes.  Des milliers d'autres sont morts depuis lors des suites de l'empoisonnement par radiation.

    Le plutonium, un dérivé de la technique de fission nucléaire, est la substance la plus mortelle jamais créée par l'homme.  Parce qu'il est si toxique, et parce que le plutonium peut être utilisé pour la fabrication d'armes, les réacteurs à base de plutonium sont des générateurs d'électricité extrêmement dangeureux.25

    Tous les réacteurs nucléaires (que ce soit à base d'uranium ou de plutonium) produisent des déchets contenant du plutonium, ainsi que d'autres substances radioactives qui peuvent être utilisées pour fabriquer des bombes.  Dès lors, tout état possédant l'énergie nucléaire est potentiellement un producteur d'armes nucléaires.26

    Comment fabriquer une bombe nucléaire n'est plus un secret pour personne.  La partie la plus difficile dans la fabrication d'une arme nucléaire est d'obtenir le plutonium.  Quatre-cinquièmes du plutonium au niveau mondial ont été produit par des réacteurs nucléaires commerciaux.27  Cette propagation de plutonium par le biais de l'énergie nucléaire a porté le nombre d'états potentiellement capables de produire des armes nucléaires à 44.  Les 5 états qui se déclarent nucléarisés, les Etats-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine, ne représentent qu'un cinquième du véritable "club nucléaire".

    Le Japon accumule un des plus vastes stocks soit-disant civils de plutonium en envoyant ses combustibles usés en France et en Grande-Bretagne et de retour au Japon pour les transformer en plutonium.  Le Japon, dès lors, a le potentiel de devenir une force prépondérante en armement nucléaire en peu de temps.28  De plus, un gigantesque centre de traitement nucléaire est en construction au village Rokkasho, dans la préfecture d'Aomori dans le Nord de Honshu au Japon.  Ce site nucléaire "tout -en-un" comprend déjà (dès l'hiver 1997) deux centrales d'enrichissement d'uranium et un dépôt pour déchets nucléaires à haut et bas niveaux de radiation. Une centrale de transformation est également prévue d'être terminée pour la fin du siècle.29  Les villageois locaux protestent depuis plus de 12 ans pour arrêter la construction de ce site, mais sans grand succès jusqu'à présent.

    D'autres pays qui ont tenté de développer des réacteurs très rapides (FBR ou Fast Breeder Reactors), comprenant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Russie, les ont en fait abandonnés.  Seule la France tente de réparer son réacteur rapide Superphénix qui semble prédisposé aux accidents.  Et pourtant, dans un changement d'attitude prometteur, en octobre 1996, des analystes économiques français commencèrent à critiquer l'énorme gouffre financier que représente le projet. Ils qualifièrent le FBR de "grande erreur ayant coûté 60 milliards de francs" (USD 12 milliards) et recommendèrent de sérieusement considérer la fermeture définitive du Superphénix avant que des milliards ne soient encore délapidés.30

    Monju, le prototype de réacteur rapide japonnais, fut inauguré en 1994.  Toutefois, le tremblement de terre de Kobe en janvier 1995 est supposé avoir causé des fissures dans les canalisations du réacteur de Monju situé à 100 kilomètres de l'épicentre. Le réacteur n'a plus fonctionné depuis avril 1995.  A présent, bon nombre de gens au Japon remettent en cause la sécurité de la politique d'énergie à base de plutonium de leur pays.31  A titre d'exemple, un référendum historique eut lieu en août 1996 dans le village japonais de Maki : le vote était de 61 contre 31 contre la construction d'une nouvelle centrale nucléaire dans leur communauté.

    La réutilisation de combustible usagé de réacteur produit de plus des déchets hautement radioactifs.  Même l'industrie nucléaire estime que la quantité de déchets nécessitant une isolation à très longue durée a augmenté de près de dix fois en conséquence directe de ce processus de "recyclage".32

    Enfin, tout réacteur nucléaire et tout lieu où des quantités de matériaux radioactifs sont stockés peuvent être aussi dangeureux que des explosions d'armes nucléaires.  S'ils deviennent la cible d'activités terroristes, de bombardement militaire ou de sabotage, les matériaux radioactifs pourraient se répandre à une échelle dévastatrice.33

    Le monstre à deux têtes du feu Poison

    extraction d'uranium
    transformation
    déchet nucléaire
    enrichissement d'uranium
    fabrication de crayons combustibles
    déchet nucléaire
    réacteur nucléaire
    transport de combustibles usés
    transformation de plutonium
    contamination
    transport de plutonium
    réacteur rapide de plutonium (FBR)
    déchet hautement radiactif
    essais nucléaires
    armemement nucléaire













    Les armes nucléaires et l'industrie nucléaire sont les 2 aspects d'une seule bête.  Chacun existe grâce à ou en conséquence de la présence de l'autre.  Chaque étape dans la chaîne nucléaire contribue directement, ou indirectement, à la contamination quasi permanente de notre atmosphère, notre eau, notre sol et la vie organique.
     
     

    Déchets nucléaires : Le problème n'est pas résolu

    D'ici l'an 2000, l'industrie nucléaire aura produit 201.000 tonnes de crayons combustibles usés et hautement radioactifs.34  Si l'on inclut les déchets d'uranium, les déchets solides et liquides avec lesquels ils auront été en contact, le volume, est bien évidemment, bien plus important.

    De nombreuses idées pour s'en débarasser "définitivement" ont été avancées, mais aucune n'est un tant soit peu adéquate.35  L'un des problèmes majeurs est que le plutonium reste radioactif durant 240.000 ans (12.000 générations) voire plus.  Durant toute cette période, il doit être isolé de tous les organismes vivants, ainsi que de l'eau, la terre et l'air dont ils dépendent.

    L'enterrement en profondeur sous-terraine est actuellement la politique de préférence de la majorité des pays nucléarisés.  Toutefois, les marées, tremblements de terre et autres facteurs géologiques finiront par remuer les déchets enterrés et ceci entraînera la contamination des sols, de l'eau et de l'air.  Il n'existe aucun conteneur actuellement qui durera aussi longtemps que la radioactivité de son contenu.  Nous ne pouvons pas être certains non plus que nos descendants ne déterreront pas, d'ici quelques milliers d'années, ces déchets, que ce soit par curiosité ou par manque d'information.36

    Aucun des 44 pays possédant des réacteurs nucléaires n'a de solution au problème des déchets.  Entretemps, les déchets sont gardés dans des sites de stockage "temporaire" ou enterrés dans des carrières de petite profondeur.  Certains déchets ont été jetés directement dans des terrains, lacs ou océans du monde (ex. dans l'Irish Sea près de Sellafield en Angleterre, dans l'Océan Pacifique près des îles Farallones, au large de San Francisco en Californie et dans le lac Karachay, près de Tchelyabinsk en Russie).

    Un nombre croissant de sites ont été abandonnés par les hommes et ce à cause d'une contamination radioactive.  Et pourtant, le vent et l'eau, les microbes, les insectes, les oiseaux et toutes autres formes vivantes qui ne peuvent lire des signes d'avertissement, se meuvent librement d'une niche écologique à une autre.37  Le problème d'isolation de la radioactivité de toute matière vivante de manière durable n'est pas résolu.

    De plus, après retrait des crayons combustibles, les bâtiments des réacteurs restent hautement contaminés.  Aux Etats-Unis, la loi exige que les compagnies de fourniture d'énergie démontent les vieux réacteurs et "nettoient" les sites.  Malgré l'obligation de prévoir les ressources financières pour cette activité, aucun réacteur, jusqu'à présent, n'a été complètement démonté. Le coûts et les risques réels de ce procédé restent inconnus.

    Nos descendants feront face aux dangers et devront subir le coût de la désactivation des 430 (chiffre de 1996) réacteurs nucléaires dans le monde.  Ils devront également se protéger pour toujours des milliers de tonnes de déchets nucléaires que l'industrie a déjà produits.

    Depuis la fission du premier atome, des citoyens concernés et des représentants officiels ont clamé les dangers du développement de l'énergie nucléaire. La conscience accrue quant au problème des déchets nucléaires a motivé les efforts de groupes de citoyens dans le but de mettre fin à l'énergie nucléaire et de mettre en place des alternatives sans danger.

    Energie nucléaire : Un mauvais investissement

    Les calculations officielles du coût de l'énergie nucléaire ne prennent en considération que les coûts directs de la construction et du fonctionnement des réacteurs, en plus de l'extraction, du traitement et de la transformation du combustible.38  Celles-ci ne tiennent pas compte des coûts indirects pour la société, que ce soient les dégâts environnementaux ou les atteintes à la santé, ni les coûts des accidents, du nettoyage, du stockage des déchets et du démantelement des sites.

    L'énergie nucléaire est un mauvais investissement.  Cette énergie pollue l'environnement et met en péril notre sécurité, mais en plus elle utilise à mauvais escient des ressources financières précieuses ainsi que des expertises en sciences et ingénierie.  Mais alors pourquoi promotionne-t-on la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, produisant ainsi encore plus de plutonium toxique et de déchets radioactifs ? Une des réponses est l'appât du gain qui est favorisé par des subsides gouvernementaux et des prêts bancaires pour les compagnies nucléaires qui maintiennent ainsi l'industrie mortelle en vie.

    De plus, les états qui utilisent des matériaux radioactifs pour produire de l'énergie entrent ainsi dans le club mondial de ce que l'on pourrait qualifié d'états potentiellement armés nucléairement.  Aussi longtemps que les cinq sièges permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies seront occupés par les cinq pays possédant l'arme nucléaire, la présomption selon laquelle "l'accès à l'armement nucléaire est équivalent à l'accès au pouvoir mondial" encouragera les autres états à obtenir l'énergie nucléaire, et donc la possibilité de l'armement nucléaire, afin d'augmenter leur influence dans les affaires au niveau mondial.39

    Vider les poches des nations en voie de développement

    Les pays en développement ont subi des pressions considérables afin de contracter des prêts énormes pour le financement de projets d'énergie nucléaire.  La construction exige un capital important et est d'une haute complexité technologique, deux facteurs qui nécessitent des ressources financières magistrales et une dépendance accrue quant à l'expertise, les investissements et les fournitures venants de l'étranger.  Les fonds financiers déjà très limités des pays en développement ont été directement dans les comptes en banque de multinationales, telles que British Nuclear Fuels Ltd., CoGEMA, General Electric, Mitsubishi, Siemens et Westinghouse. Les Philippines, par exemple, paient USD 300.000 par jour en intérêts uniquement à la Export-Import Bank (américaine) pour une centrale nucléaire qui n'a pas été en opération un seul jour.40

    "Si nous ne vendons pas chez nous, essayons à l'étranger".

    La demande d'énergie croît de manière bien plus importante en Asie que dans toute autre partie du monde.  La Thaïlande, l'Indonésie, le Taïwan et la Chine ont des économies florissantes et sont à la recherche de sources supplémentaires d'énergie.41  Bechtel, une firme en ingénierie nucléaire, basée en Californie, promeut l'énergie nucléaire en Chine malgré un embargo américain sur la vente de matériaux nucléaires à la Chine.  Les sociétés japonaises Mitsubishi, Hitashi et Toshiba, avec l'appui des industries nucléaires de l'Occident qui font face à un marché en déroute chez eux, font également la promotion de l'énergie nucléaire dans les pays du Pacifique.

    Le développement nucléaire dans les pays de l'Ouest industrialisé a été un désastre environnemental et financier.42  L'Asie peut s'attendre à des problèmes similaires : les fuites et les déversements accidentels ne se comptent plus, les disfonctionnements au niveau des centrales, l'opposition de l'opinion publique, les poursuites judiciaires, les accidents catastrophiques, et les déchets qui ravagent la planète pour des millénaires.

    Eliminer progressivement les combustibles fossiles

    Les gouvernements ont basé leur politique en matière d'énergie du 20ième siècle essentiellement sur le développement des combustibles fossiles. Toutefois, ni le charbon, ni le pétrole, qui dominent encore les marchés d'énergie au niveau mondial, ne pourront fournir de solutions valables à long terme pour les besoins en énergie de l'homme et ce dû aux limites de leurs réserves et des coûts élevés tant sociaux qu'environnementaux.

    Le charbon, le combustible dominant de la révolution industrielle, continue encore à fournir de l'énergie à un quart de la population mondiale.  Le pétrole a largement contribué au développement économique non durable et aux schémas de développement de la 2ième partie du 20ième siècle.  Dans cette foulée, le pétrole a dicté les styles de vie, les communautés et les politiques mondiales.

    L'extraction de charbon et le forage de pétrole causent des dégradations au niveau de l'environnement bien souvent irrécupérables ainsi que de considérables souffrances humaines.  La transformation de ces combustibles en énergie produit des pluies acides et pollue l'air, qui, à leur tour, nuisent aux forêts, aux produits de l'agriculture et à la santé humaine.  Des déversements accidentels de pétrole dans le genre de celui d'Exxon Valdez en Alaska, la destruction des terres et des communautés indigènes par le forage en Equateur par Texaco, et les fuites et déversements sur le territoire Ogoni au Nigeria par Shell Oil, ont détruit les nappes aquifères, les écosystèmes des océans, la faune et des communautés entières de personnes qui dépendent directement de la terre pour leur survie.

    La combustion des combustibles fossiles dégage des quantités énormes de dioxide de carbone (CO2) dans l'atmosphère.  Il est à présent reconnu que notre atmosphère ne pourra pas continuer à absorber les six milliards de tonnes de carbone annuels (70 % provenant directement de la combustion de combustibles fossiles) sans conséquences désastreuses qui perdureront durant des générations.43

    Depuis longtemps déjà, des scientifiques ont mis en garde à propos de l'échauffement de la terre, qui est le phénomène au cours duquel le CO2 et d'autres facteurs polluants piègent la chaleur du soleil et provoquent ainsi une hausse de la température à la surface de la terre.  Au cours du temps, les cycles saisonniers et climatologiques pourraient être sérieusement perturbés.  D'après des études climatologiques, les températures mondiales moyennes ont augmenté de manière régulière depuis l'enregistrement officiel de celles-ci en 1880.  Cinq des années les plus chaudes ont eu lieu depuis 1987.44

    Le changement climatique mondial pourrait être un facteur décisif dans les chances de survie pour ceux prêts à nous suivre.

    Réchauffement global
    L'énergie nucléaire n'est pas la solution

    Certains avancent que le nucléaire est la solution à la menace de changement climatique mondial, étant donné que les réacteurs n'émettent pas de gaz à effet de serre.  Et pourtant des alternatives moins onéreuses et moins dangeureuses que le nucléaire sont disponibles.  Des études ont démontré que des mesures d'efficacité énergétique peuvent remplacer l'électricité à base de charbon, et ce à une fraction du coût de l'énergie nucléaire.45  Des sources d'énergie renouvelable, telles que le solaire et l'éolien, peuvent également remplacer les combustibles fossiles pour un coût bien moins élevé que celui de l'énergie nucléaire, et peuvent être mis en place bien plus rapidement et sans dégagement de radioactivité dans l'environnement.

    Nous ne devons pas continuer à empoisonner la terre avec des radiations qui vont causer des problèmes pour des milliers d'entre nous.  C'est la responsabilité des pays industrialisés d'aider à développer des sources d'énergie sans danger et économiquement viable, plutôt que de vendre à tout prix l'énergie nucléaire polluante et empoisonnante pour le monde.

    La bonne nouvelle

    Nous n'avons pas besoin d'énergie nucléaire ni de combustibles fossiles ! Nous pourrions éliminer progressivement l'usage de l'énergie nucléaire d'ici l'an 2010, et des combustibles fossiles d'ici 2100, sans perte majeure dans notre qualité de vie.  Comment ? En mettant en place des mesures d'efficacité et de conservation énergétique, et en se tournant vers des sources d'énergie renouvelable et sans danger.46

    Efficacité énergétique et source d'énergie renouvelable

    Un système d'énergie saine et sans danger peut être l'usage de sources non polluantes et renouvelables comme sources premières, telles que le soleil, le vent, le micro-hydro, la biomasse, les biogaz et la chaleur du centre de la terre, en plus de mesures efficaces en ce qui concerne leur utilisation dans les maisons, le transport et l'industrie.47

    Le vent, le soleil et les vagues de l'océan constituent des sources d'énergie brute qui nous entourent tous les jours et sont disponibles gratuitement.  Au contraire de l'uranium et des combustibles fossiles, elles ne doivent pas être extraites de la terre.  Elles ne produisent pas de déchets radioactifs et ni aucune émission toxique, ou alors très peu.  Si le choix était donné, qui ne préfererait pas utiliser le soleil, le vent et l'eau pour de l'énergie, mettant ainsi fin à la destruction causée par l'extraction et la combustion de poisons ?

    La voie de l'énergie sans danger est possible et durable.  Elle implique des choix qui ne priveront pas les générations futures d'un monde viable.  Parce que le soleil, le vent et l'eau sont fournis naturellement tous les jours, nous n'épuiserons jamais cette énergie sans danger.  Il n'est pas nécessaire de le stocker, et il y en a assez pour tous.

    Les firmes de relations publiques et les groupes de pression travaillant pour le compte des industries nucléaires et de combustibles fossiles prétendent que les sources renouvelables et les mesures d'efficacité énergétique ne sont pas économiquement viables et ne peuvent fournir l'énergie nécessaire à une économie moderne.  En fait, les techniques de sources d'énergie renouvelable et d'efficacité énergétique ont fait de tels progrès ces dix dernières années (la plupart inconnus des politiciens, du public et même de certains experts en énergie), qu'ils sont déjà compétitifs d'un point de vue du coût avec les combustibles fossiles et l'énergie nucléaire.  Depuis 1980, le prix des cellules solaires a diminué de plus de 90 %, tandis que le coût des turbines éoliennes a diminué de deux-tiers.48  Nous sommes en mesure de faire face aux besoins énergétiques mondiaux par un usage combiné d'énergie éolienne, d'énergie thermique solaire, d'électricité solaire photo-voltaïque, de puissance hydro, de biomasse, de géothermie, de l'énergie de l'océan et de la préservation en général.

    Entre 1950 et 1990, le gouvernement américain et les compagnies américaines d'énergie ont dépensé USD 492 milliards en coûts directs pour l'énergie nucléaire.49  En dépit de cet investissement énorme, l'énergie nucléaire ne fournit que 7,7 % des besoins énergétiques aux USA.  En contraste, les sources d'énergie renouvelable fournissent déjà 7,1 % des besoins énergétiques américains, sans production de déchets toxiques ou de gaz à effet de serre.50  Durant les vingt dernières années, les Etats-Unis ont économisé plus d'énergie par la mise en pratique de mesures d'efficacité que la quantité produite par tous ses réacteurs nucléaires combinés.51

    Le coût de production d'électricité par un nouveau réacteur nucléaire aux Etats-Unis est d'à peu près de USD 0,14 par kilowatt-heure.52  Si l'on y ajoutait les coûts sociaux et envrionnementaux, le chiffre doublerait au minimum.53  Aucune estimation des coûts de l'énergie nucléaire ne prend en considération les conséquences à long terme quant au bien-être et à la santé de toute vie.  En comparaison, l'énergie solaire et éolienne produisent l'électricité à la moitité du coût, ne produisant ni déchet radioactif ni pratiquement aucune pollution.54

    Certaines sources d'énergie renouvelable, y compris la biomasse, l'hydro-électricité, les énergies géothermiques et des marées fournissent de l'énergie régulière et expédiable qui peut ainsi être distribuée à des localités éloignées.  D'autres sources, telles que solaires et éoliennes, ont une puissance énergétique qui dépend des conditions météorologiques, mais suivent toutefois des cycles de disponibilité prévisibles et qui peuvent être dès lors plannifiés.  Des sources stables et renouvelables sont des remplacements efficaces pour celles qui varient.

    Les plannificateurs d'énergie du futur combineront un ensemble de techniques de fourniture, de stockage et de remplacement en un système intégré et durable qui fournira une énergie renouvelable et efficace à tout moment et en toutes saisons.

    L'énergie saine, sans danger et durable

  • existe en abondance à travers le monde et est inépuisable.
  • a été le moyen principal de production d'énergie à travers l'histoire de l'homme, sauf durant la récente ère industrielle.
  • solutionne et améliore simultanément un nombre de problèmes : traitement des déchets nucléaires, la prolifération des armes nucléaires, la pollution de l'air, le réchauffement global, les pluies acides et la dépendance vis-à-vis de réserves de pétrole qui s'amenuisent.
  • ne menace pas la sécurité internationale ou la vie future, puisqu'elle ne peut être transformée en armement de destruction de masse et ne produit pas de déchets radioactifs toxiques.
  • élimine la dévastation environnementale associée aux industries d'exploitation d'uranium et de charbon ainsi que de forage de pétrole.
  • est plus simple et plus rapidement mise en place, tout particulièrement au niveau communautaire, et est beaucoup plus souple que la production d'énergie sur base nucléaire ou combustibles fossiles.
  • fournit à tous un accès à l'énergie d'une manière plus équitable, puisque les rayons solaires, les vents et les surplus en biomasse sont plus disponibles que les réserves de pétrole, de charbon ou d'uranium.
  • tend à être naturellement décentralisée, la rendant plus facile à intégrer au niveau des communautés locales.
  • L'énergie sans danger est viable économiquement, d'autant plus lorsqu'on prend en considération les effets bénéfiques en ce qui concerne l'environnement.  Il n'existe pas de coûts cachés pour lesquels nous et les générations futures devrons payer de notre santé et de nos vies.

    Efficacité énergétique : réduire l'usage

    L'énergie la plus propre est l'énergie préservée.  Nous pouvons faire énormément pour réduire notre consommation d'énergie en nous basant sur des techniques d'efficacité et en faisant appel à notre sens de la responsabilité.  Ces choix offrent la plus belle promesse pour mettre fin à la dépendance mondiale vis-à-vis des combustibles fossiles et de l'énergie nucléaire.  Ces mesures d'efficacité apporteront des avantages supplémentaires tels que la création de nouveaux emplois et d'industries.55

    En appliquant toutes les techniques d'efficacité énergétique disponibles aujourd'hui, les Etats-Unis pourraient éliminer tous ses réacteurs nucléaires, et générer quatre fois plus d'énergie du même coup.56

    Energie solaire : l'énergie journalière de la terre

    Tous les jours, la terre baigne dans des rayons solaires dégageant une énergie des milliers de fois plus abondante que la quantité consommée par les besoins humains.  Ces rayons couvrent toutes les parties de la terre.  Le soleil est la base de la vie sur terre, sans elle, notre planète serait une terre désolée, froide, sombre et nue.  Notre abilité de mettre la main sur cette énergie solaire abondante sera un facteur-clé qui affectera la qualité de notre avenir.

    L'énergie thermique solaire

    La technologie électrique thermo-solaire utilise des rayons de soleil concentrés afin de chauffer des liquides, qui à leur tour sont transformés en vapeur qui fait tourner une turbine productrice d'électricité.  Afin de chauffer les liquides à des températures suffisamment élevées, les rayons solaires sont concentrés au moyen de miroirs et de lentilles.57

    L'énergie solaire photo-voltaïque : énergie pour toutes les saisons

    Avec l'énergie photo-voltaïque, les rayons de soleil tombent sur un matériau conducteur spécial, tel que la silicone, créant un courant électrique qui est alors soit transféré vers une pile pour stockage ou encore utlilisé directement.  Les éléments photo-voltaïques peuvent être utilisés dans de nombreux cas puiqu'ils opèrent avec une lumière solaire naturelle, diffuse, et ne sont pas affectés par la température et l'humidité, et ne requièrent que très peu d'entretien.  Ils ne sont dès lors pas géographiquement limités comme le sont les centrales solaires thermo-électriques, qui doivent se trouver dans des endroits exposés longuement et intensivement au soleil afin d'opérer efficacement.

    Les éléments photo-voltaïques sont beaucoup utilisés dans les projets de fournitures électriques pour les zones rurales des pays en développement.  Etant donné que ce sont des systèmes indépendants qui génèrent de l'électricité directement, ils sont idéaux pour l'usage dans des localités isolées.  Il est beaucoup moins onéreux d'installer des panneaux photo-voltaïques que de construire des ramifications pour amener l'énergie à ces localités isolées à partir de la grille centrale d'énergie58 (la "grille" se réfère à la distribution d'énergie par des lignes de tension à partir d'une centrale à des clients éloignés).

    Beaucoup d'entreprises fournisseurs d'énergie à travers le monde expérimentent les éléments photo-voltaïques à grande échelle pour approvisionner de l'énergie à la grille. Les perspectives d'avenir sont favorables.

    Energie solaire passive

    La technologie solaire passive condense l'énergie du soleil et la rend utilisable comme source de chaleur.  Dans nombre de régions dans le monde, des réchauds simples et peu coûteux sont utilisés afin de préparer de la nourriture.  Ceci préserve les arbres et évite de longs voyages à la recherche de bois de chauffe.59

    Energie éolienne

    Les hommes maîtrisent l'énergie éolienne depuis des millénaires, l'utilisant pour faire tout: moudre le grain, pomper l'eau, la navigation à voile sur les océans.  Après 20 ans de développement rapide à la suite des crises pétrolières de années '70, les générateurs électriques à turbine éolienne sont à présent techniquement à la pointe de leurs possibilités.  A USD 0,04 à 0,05 par kilowatt/heure, l'énergie éolienne est commercialement compétitive par rapport à d'autres sources peu onéreuses.60

    Les systèmes d'énergie éolienne offrent certains avantages identiques à ceux de l'énergie solaire : souple, propre et accessible.  Ils vont du petit système indépendant pour fournir de l'énergie à des petites communautés isolées aux grandes centrales fournissant de l'électricité à la grille.  Ils peuvent être installés aussi rapidement qu'il est nécessaire, sans les longues mises en route que nécessitent les centrales à combustibles nucléaires ou fossiles.

    La biomasse

    L'énergie de biomasse utilise la matière végétale (combustible bio) pour produire des combustibles liquides ou gazeux ou encore pour générer de la chaleur ou de l'électricité.  Les combustibles bio comprennent le bois et les déchets du bois, les herbes, les arbrisseaux, les résidus de l'agriculture, les excréments des animaux, et même les déchets ménagers.

    L'énergie de biomasse produit 38 % de l'énergie primaire utilisée dans les pays en développement où vit les trois-quarts de la population mondiale.  Les feux de bois, la forme la plus ancienne d'énergie de biomasse, sont utilisés depuis des millénaires pour chauffer et cuire, et constituent encore actuellement la source primaire d'énergie domestique dans nombre de pays.

    L'utilisation de biomasse pour faire des feux, toutefois, n'est pas très efficace et a engendré la déforestation dans de nombreuses régions du monde.  Dans les pays en développement, un mouvement pour passer à des poëles plus efficaces et moins onéreux pour la cuisson domestique et pour le chauffage aide déjà à ralentir la déforestation.61

    Pouvoir pour l'avenir

    Le charbon a engendré la révolution industrielle, couvrant les villes de suie, amenant des maladies pulmonaires, créant des usines et des mines à charbon.  Le pétrole nous a apporté l'ère de la combustion avec les automobiles, les grandes autoroutes, les avions et la glorification de la consommation. L'énergie nucléaire nous a apporté l'âge de l'atome et un patrimoine sans fin de contamination radioactive et de problèmes de santé.  Mais les énergies renouvelables, le soleil, le vent et l'eau nous apporteront l'ère solaire et changeront notre société de bien plus de manières favorables que nous ne pouvons encore l'imaginer.

    Créer un avenir à énergie sans danger

    Aujourd'hui la seule manière de protéger la vie d'un accroissement de radioactivité est d'arrêter toute production nucléaire, immobiliser et gérer les matériaux radioactifs existants et continuer la recherche dans l'espoir de trouver des manières de minimiser les dégâts qu'ils causent.

    Des techniques d'énergie saine, sans danger et renouvelable existent et sont disponibles actuellement.  Les barrières à un avenir à énergie durable ne sont ni techniques ni économiques.  Les plus grands obstacles sont la peur du changement, le manque de volonté politique et la politique de maximiser les profits de l'industrie énergétique.  Les gouvernements, les communautés et les industries doivent fondamentalement changer leur approche et s'engager fermement à promouvoir et développer l'énergie renouvelable ainsi que mettre en pratique des moyens de conservation et d'efficacité énergétique.

    Nous partageons tous la grande responsabilité de léguer un monde viable aux êtres humains, plantes, animaux et écosystèmes du futur.  Notre but ultime est réexaminer notre société moderne et les intérêts qu'elle sert, menant ainsi à une réorganisation fondamentale des priorités de la société afin d'assurer durabilité et justice sociale.

    Il a fallu des milliards d'années pour que les êtres humains émergent sur terre, et nous vivons en communautés, villages et villes depuis 10.000 ans seulement.  Nous voulons que tous les êtres puissent jouir de la vie sur terre et ce pour toutes les générations à venir.  Ceci est le critère de base pour une société durable. Des techniques d'énergie appropiée, saine et renouvelable sont à la base de ce but.  Travaillant ensemble, nous pouvons créer une société qui perdurera, vivant en harmonie avec la terre.
     
     

     

    Notes

    1. May, John. 1990. The Greenpeace Book of the Nuclear Age. New York : Pantheon Books.

    2. Eichelberg, Don. 1994. "Public is opposed, Industry pushes on." Nuclear Guardianship Forum. N° 3. Printemps.

    3. Bossew, Peter, et al. 1993. 35 Years Promotion of Nuclear Energy : International Atomic Energy Agency ; A critical documentation of the Agency's Policy. Vienne-Hanovre : GruppeÖkologie, AntiAtom International et Ökologie Institut.

    4. Taylor, Theodore B. 1996. "Nuclear Weapons, Nuclear Power and Solar Energy". In Ruggiero, Greg et Stuart Sahulka. Critical Mass : Voices for a Nuclear-Free Future. Westfield, New Jersey, USA : Open Media and the Campaign for Peace and Democracy.

    5. Gofman, John W. et Egan O'Connor. 1994. The Law of Concentrated Benefit Over Diffuse Injury. San Francisco : Committee for Nuclear Responsibility.

    6. BIER Committee. 1989. Health Effects of Exposure to Low Levels of Ionizing Radiation: Bier V. Washington, DC, USA : National Academy Press.

    7. Gofman, John W. 1990. Radiation-Induced Cancer from Low-Dose Exposure : An Independent Analysis. San Francisco Committee for Nuclear Responsibility (CNR Book Division, P.O. Box 11207, San Francisco, CA 94101, USA). Voir également Wing, Steve, et al. 1991. "Mortality Among Workers at Oak Ridge National Laboratory". Journal of the American Medical Association, 20 mars, Vol. 265, N° 11, p. 1397-1402.

    8. Bertell, Rosalie. 1986. No Immediate Danger ? A prognosis for Radioactive Earth. Summertown, TN, USA : The Book Publishing Company.

    9. Gofman, John W. 1995. Preventing Breast Cancer : The Story of a Major, Proven, Preventable Cause of This Disease. San Francisco : Committee for Nuclear Responsibility.

    10. National Association of Atomic Veterans. 1996. "Prostate Cancer Update". Atomic Veteran's Newsletter. Salem, MA, USA : National Association of Atomic Veterans. Eté/Automne.

    11. Macy, Joanna. 1993. In World Uranium Hearing. Poison Fire, Sacred Earth. Salsbourg, Autriche : "The World Uranium Hearing"

    12. World Uranium Hearing. 1993. Poison Fire, Sacred Earth. Salsbourg, Autriche : The World Uranium Hearing.

    13. Ibid.

    14. Ibid.

    15. Ibid.

    16. Eichestaedt, P.H. 1994. If You Poison Us : Uranium and Native Americans. Santa Fe, NM, USA : Red Crane Books.

    17. International Campaign for Tibet. 1993. Nuclear Tibet. Washington DC, USA : International Campaign for Tibet.

    18. Lenssen, Nicholas. 1991. Nuclear Waste : The Problem That Won't Go Away. Washington DC, USA : Worldwatch Institute.

    19. Hamilton, Minard. 1994. Radioactive Waste : The Medical Factor. Washington DC, USA : Nuclear Information and Research Service

    20. Medvedev, Grigori. 1991. The Truth About Chernobyl. New York : Basic Books.

    21. Mariotte, Michael. 1995. "On Ninth Anniversary, Ukraine Officials Say 125.000 Have Died From Chernobyl". The Nuclear Monitor. Washtington, DC, USA : Nuclear Information and Resource Service. Vol. 10, N° 5, 1er mai.

    22. Hatch, M.C., et al. 1990. "Cancer Near the Three Mile Island Nuclear Plant : Radiation Emissions." American Journal of Epidemiology, Vol. 132, N° 3.

    23. Ruggiero, Greg et Stuart Sahulka, eds. Critical Mass : Voices for a Nuclear-Free Future. Westfield, NJ, USA : Open Media and the Campaign for Peace and Democracy. Voir également Helen Caldicott. 1994. Edition révisée. Nuclear Madness : What You Can Do. W.W. Norton and Company : New York et Londres.

    24. Gofman, John. 1981. Radiation and Human Health. San Francisco : Committee for Nuclear Responsibility.

    25. International Physicians for the Prevention of Nuclear War and the Institute for Energy and Environmental Research. 1993. Plutonium, Deadly Gold of the Nuclear Age. Cambridge, MA, USA : International Physicians for the Prevention of Nuclear War.

    26. Nuclear Information and Resource Service. 1995. "High-Level Radioactive Waste". Energy Fact Sheet. Washington, DC, USA : Nuclear Information and Resource Service.

    27. International Physicians for the Prevention of Nuclear War and The Institute for Energy and Environmental Research. Op. Cit.

    28. Takagi, Jinzaburo. 1995. Critique of Japan's Nuclear Energy Program : Collected Papers of Jinzaburo Takagi, 1994-95. Tokyo : Citizens' Nuclear Information Center.

    29. DeAngelis, Fusako. 1996. "Rokkasho : Japan's Nuclear Village". Earth Island Journal. San Francisco : Earth Island Institute. Printemps, 1995.

    30. "Superphénix : Un Grand Echec de Soixante Milliards". 1996. La Tribune. Paris. 6 octobre.

    31. Takagi. Op. cit.

    32. Lenssen. Op. cit.

    33. Taylor. Op. cit.

    34. Congress of the United States Office of Technological Assessment. 1991. Long-Lived Legacy : Managing High-Level and TRU Waste at the DOE Weapons Complex. Washington, DC, USA : Government Printing Office. Mai.

    35. Erikson, Kai. 1994. A new Species of Trouble. New York : W.W. Norton.

    36. Ibid. Voir également Lenssen. Op. cit.

    37. Peaslee, S. Claire. 1993. "Sending Signals to the Future : How to Design Long-Term Warning Markes for WIPP". Nuclear Guardianship Forum. Berkeley, CA, USA. N° 2. Printemps.

    38. Komanoff, Charles et Cora Roelofs. 1992. Fiscal Fission : The Economic Failure of Nuclear Power. Washington, DC, USA : Greenpeace.

    39. Spector, Leonard S. and Jacqueline R. Smith. 1992. Nuclear Threshold : The Global Spread of Nuclear Weapons, 1990-1991. Boulder, CO, USA : Westview.

    40. Hayes, Peter, 1995. Nautilus Research Institute. In interview by author C. Greensfelder. Albany, CA, USA : août.

    41. McSorley, Jean. 1995. "The Nuke Frontier in Indonesia". Multinational Monitor. Washington, DC, USA : Vol. 16, N°9. Septembre.

    42. Komanoff. Op. cit.

    43. Flavin, Christopher and Nicholas Lenssen. 1990. Beyond the Petroleum Age : Designing a Solar Economy. Washington, DC, USA : Worldwatch Institute.

    44. Montague, Peter. 1992. "Global Warming, Part 1 : How Global Warming Is Sneaking Up On Us". Rachel's Hazardous Waste News. Annapolis, MD, USA : Environmental Research Foundation. N° 300. 26 août.

    45. Keepin, William and Gregory Kats. 1988. "Greenhouse Warming : Comparative Analysis of Nuclear and Efficiency Abatement". Energy Policy. Vol. 16, N° 6. Décembre.

    46. Stockholm Environment Institute. 1993. Towards a Fossil-Free Energy Future : The Next Energy Transition. Boston : Tellis Institute for Greenpeace International.

    47. Cole, Nancy et P.J. Skerrett. 1995. Renewables Are Ready : People Creating Renewable Energy Solutions. White River Junction, VT, USA : Chelsea Green Publishing Company.

    48. Flavin, Christopher and Nicholas Lenssen. 1995. Power Surge : Guide to the Coming Energy Revolution. Washington, DC : Worldwatch Institute.

    49. Komanoff. Op. cit.

    50. Energy Information Administration. 1995. Annual Energy Review 1994. Washington, DC, USA : United States Department of Energy.

    51. Rostvik, Harald N. 1992. The Sunshine Revolution. Stavanger, Norvège : Editeur SUN-LAB.

    52. Greenpeace/WISE-Paris/Worldwatch Institute. 1992. World Nuclear Industry Status Report : 1992.

    53. Komonoff. Op. cit.

    54. Union of Concerned Scientists. 1993. At American Wind Energy Association Web Site : www.igc.org/awea/.

    55. Speiser, Hans-Peter et Rudolf Hickel. 1994. Electricity Without Nuclear Power : Boom or Doom for Jobs ? Berlin : Etude Greenpeace.

    56. Lovins, Armory. 1989. "End-Use/Least-Cost : Investment Strategies". Extraits de la conférence Energy for Tomorrow. Montréal : World Energy Council. Septembre.

    57. Johansson, Thomas B., Henry Kelly, Amulya K.N. Reddy et Robert H. Williams, eds. 1993. Renewable Energy : Sources for Fuels and Electricity. Washington, DC : Island Press. Voir en particulier Pascal De Laquill III, et al. "Solar-Thermal Electric Technology".

    58. Kelly, Henry. 1993. "Introduction to Photovoltaic Technology." Dans Johansson et al. Op. cit.

    59. Dutt, Gautam S. et N.H. Ravindranath. 1993. "Bioenergy : Direct Implications in Cooking". Dans Johansson et al. Op cit.

    60. Heede, Richard et Hunter Lovins. 1996. Environmentally Sustainable Energy Choices. Snowmass, CO, USA : Rocky Mountain Institute et Washington, DC, USA : Renewable America.

    61. Hall, David O., et al. 1993. "Biomass for Energy : Supply Prospects". Dans Johansson et al. Op. cit.
     


    Organisations de référence

    Abolition 2000 Global Network to Eliminate Nuclear Weapons
    P.O. Box 220
    Pt. Hueneme, CA 93044, USA
    tél: (1-805) 985-5073
    fax: (1-805) 985-7563
    email: pmeidell@igc.org

    Center for Nuclear Ecology and Energy Policy
    Socio-Ecological Union
    Moscou, RUSSIE
    tél./fax: (7-095) 131-70-12
    email: seulydia@glas.apc.org

    Citizens' Nuclear Information Center
    302 #2 Take Biru
    1-59-14 Higashinakano
    Nakano-ku, Tokyo, JAPON
    tél: (81-03) 5330-9520
    fax: (81-03) 5330-9530
    email: cnic-jp@po.iijnet.or.jp

    Center for Safe Energy
    Earth Island Institute
    300 Broadway, # 28
    San Francisco, CA 94133 USA
    tél: 1- 415-788-3666
    fax: 1 510-649-9605
    email: fmacy@igc.org
     

    Energy Efficiency and Renewable Energy Clearinghouse
    P.O. Box 3048
    Merrifield, VA 22116, USA
    tél: (1-703) 903-9449
    fax: (1-703) 893-0400
    email: doe.erec@nciinc.com

    Greenpeace International
    Keizersgracht 176
    1016 DW Amsterdam, Pays-Bas
    tél: (31-20) 523-6222
    fax: (31-20) 523-6200
    email: greenpeace.international@Ams.greenpeace.org

    Indigenous Environmental Network
    P.O. Box 485
    Bemidji, MN 56619, USA
    tél: (1-218) 751-4967
    fax: (1-218) 751-0561
    email: ien@igc.org

    Nuclear Free and Independent Pacific
    83 Amy St. Toorak, Private Mail Bag
    Suva, FIJI
    tél: (679) 304-649
    fax: (679) 304-755
    email: pcrc@pactok.peg.apc.org

    Nuclear Information and Resource Service (NIRS)
    1424 16th St. NW, #404
    Washington, DC 20036, USA
    tél: (1-202) 328-0002
    fax: (1-202) 462-2183
    email: nirsnet@igc.org

    Plutonium Free Future and Rainbow Serpent/PFF Women's Network
    P. O. Box 2589
    Berkeley, CA 94702, USA
    tél: (1-510) 540-7645
    fax: (1-510) 540-6159
    email: pff@igc.org

    Rocky Mountain Institute
    1739 Snowmass Creek Rd.
    Snowmass, CO 81654, USA
    tél: (1-970) 927-3851
    fax: (1-970) 927-4178
    email: outreach@rmi.org

    SUN DAY: Campaign for a Sustainable Energy Future
    315 Circle Ave., #2
    Takoma Park, MD 20912, USA
    tél: (1-301) 270-2258
    fax: (1-301) 891-2866
    email: kbossong@cais.com

    Women's Environment and Development Org. (WEDO)
    355 Lexington Avenue, 3rd Floor
    New York, NY 10017, USA
    tél: (1-212) 973-0325
    fax: (1-212) 973-0335
    email: wedo@igc.org

    World Infomation Service on Energy (WISE)
    PO Box 59636
    1040 LC Amsterdam, Pays-Bas
    tél: (31-20) 612-6368
    fax: (31-20) 689-1379
    email: wiseamster@antenna.nl

    Worldwatch Institute
    1776 Massachusetts Ave. N.W.
    Washington, DC 20036, USA
    tél: (1-202) 452-1999
    fax: (1-202) 296-7365
    email: worldwatch@worldwatch.org
     



     
     

    Adresses Internet utiles

    Abalone Alliance/Energy Net
    www.sfo.com/~rherried/

    American Friends Service Committee
    www.afsc.org

    Canadian Coalition for Nuclear Responsibility
    www.ccnr.org

    Centre for Alternative Technology - Friends of the Earth UK
    www.foe.co.uk/cat/

    Center for Renewable Energy & Sustainable Technology
    www.solstice.crest.org

    Critical Mass Energy Project
    www.essential.org/CMEP/

    Earth Island Institute / Center for Safe Energy
    www.earthisland.org

    Envirolink (environmental information on wide range of issues)
    www.envirolink.org

    Greenpeace International
    www.greenpeace.org

    Indigenous Environmental Network
    www.alphacdc.com/ien/

    Institute for Energy & Environmental Research
    www.ieer.org

    Institute for Global Communications
    www.igc.org/igc/issues/energy/

    National Renewable Energy Laboratory
    www.nrel.gov

    Nuclear Information & Resource Service
    www.nirs.org

    Ratical!(articles by some of the authors
    referenced in the Safe Energy Handbook)
    www.ratical.org/radiation/

    Rocky Mountain Institute
    www.rmi.org

    Stop Monju Breeder Campaign
    http://miya.ecn.fpu.ac.jp/monju-a2e.html

    Union of Concerned Scientists
    www.ucsusa.org

    Women's Environment & Development Organization
    www.wedo.org

    Worldwide Information Service on Energy
    www.antenna.nl/~wise/

    Worldwatch Institute
    www.worldwatch.org
     
     
     

    Voir aussi :

    www.envirolink.org (informations sur l'environnement)

    www.ratical.org/radiation/ (articles par certains des auteurs référenciés dans Le Manuel de l'Energie Sans Danger)
     



     
     

    Plutonium Free Future

    En 1992, un groupe d'artistes et d'auteurs japonais se sont joints à des amis d'Amérique du Nord et ont créé Plutonium Free Future (PFF ou Avenir Sans Plutonium), une campagne internationale dont le but est de faire prendre conscience aux citoyens et aux gouvernements des dangers du plutonium et de mettre un terme aux transports de ce dernier à travers le monde.

    PFF a ensuite créé INOCHI (qui veut dire "force de vie" en japonais), une organisation à but non lucratif, dont les volontaires travaillent pour un avenir durable. Les projects d'INOCHI sont entre autres :

  • Plutonium Free Future
  • Plutonium Free Future Women's Network (aussi connu sous la dénomination de Niji-no-Hebi ou Serpent Arc-en-Ciel)
  • projet de Prise de Conscience en Asie de l'Est
  • projet d'Abolition Nucléaire
  • projet vidéo Rokkasho
  • projet du Manuel de l'Energie Sans Danger
  • campagne du Siècle Solaire
  • projet des Dix Millénaires Futurs
  • émission de radio Terra Infirma
  • projet du Moratorium sur l'Extraction d'Uranium
  • Cette seconde édition du Manuel de l'Energie Sans Danger, revue et mise à jour, s'adresse aux citoyens et aux décideurs politiques à travers le monde. Deux mille cinq cents copies de la première édition, publiée sous le nom de "Women's Handbook on Safe Energy", furent distribuées aux ONG et représentants gouvernementaux à la 4ième Conférence sur les Femmes organisée par les Nations unies à Beijing en Chine en septembre 1995. Ce manuel a également été traduit sous le nom de Manuel de l'Energie Sans Danger en ukrainien, russe et turc. Des traductions supplémentaires sont prévues en espagnol, japonais et chinois.

    Nous dédicaçons ce manuel aux enfants de cette terre et aux générations futures.

    Merci à tous ceux qui ont généreusement contribué leur temps, leur énergie et leurs ressources financières afin de créer ce manuel, et en particulier à nos collègues qui ont revu la première édition et nous ont procuré un feedback constructif. Nous remercions tout spécialement Mary Olsen, Tyrone Cashman, Angela Gennino, Richard Heede, Will Keepin, Karl Krooth, Yoruba Richen, Enid Schreibman et Shamira Virji. Les auteurs tiennent à reconnaître leur responsabilité quant à toute imprécision éventuelle.

    Jan Thomas travaille depuis 15 ans dans le domaine des problèmes d'environnement et anti-nucléaires, se spécialisant dans la communication. A l'origine assistante sociale, son attention s'est portée sur le besoin de changements sociaux à échelle internationale, suite à la course aux armements nucléaires soviétiques et américains du début des années '80. Depuis lors, elle a travaillé avec de nombreuses organisations non-gouvernementales, dont EarthAction International, Jour de la Terre (Earth Day) 1990, Gulf Peace Team, PFF et le projet Manhattan II.

    Claire Greensfelder est la co-fondatrice du Réseau de Femmes de PFF et une activiste de longue date pour la paix et la justice environnementale. Jadis éducatrice et guide d'expéditions dans la nature, elle décida, après l'accident nucléaire de Three Mile Island, de travailler avec rigueur pour un changement tant politique que social en ce qui concerne le nucléaire et l'énergie sans danger. Elle a travaillé comme consultante et employée pour plus de soixante ONG et campagnes politiques, dont American Friends Service Committee (AFSC), Friends of the Earth, Greenpeace et Women's Environment and Development Organization (WEDO).

    Wendy Oser est la coordinatrice pour INOCHI du projet Manuel de l'Energie sans Danger ; elle est directrice du projet Nuclear Guardianship et est l'ancienne éditrice du "Nuclear Guardianship Forum" (1991-94). Durant son séjour en Europe, elle fut victime des retombées de la catastrophe de Tchernobyl et eut bien des problèmes de santé des années durant. Depuis lors, elle s'est consacrée à instruire le public des dangers de la radioactivité et de tous les dérivés nucléaires, tout en cherchant des moyens durables et responsables d'en disposer. Ses petits-enfants l'encouragent dans sa résolution.

    Nora Akino est la co-fondatrice de Plutonium Free Future (PFF) et ancienne directrice administrative de l'organisation. Elle a coordonné et entrepris personnellement une bonne part de la recherche initiale pour le Manuel de l'Energie Sans Danger. Elle a quitté PFF pour s'installer à Boston avec son mari et ce afin de poursuivre un nouveau projet important : la maternité.

    Mayumi Oda est une artiste reconnue internationalement, connue surtout pour ses magnifiques peintures et gravures de Déesses. Ses oeuvres ont illustré des douzaines de livres dont son livre autobiographique "Déesses". Elle est co-fondatrice d'INOCHI et de Plutonium Free Future, membre du Conseil d'Administration de la Fondation POINT (éditeur de "Whole Earth Review"), et membre du Conseil consultatif du concours d'art et de poésie River of Words.


    Commande : manuels, art et t-shirts

    Manuel de l'Energie Sans Danger

    1 exemplaire $4.00

    2 à 9 exemplaires $3.00 pièce

    10 à 19 exemplaires $2.OO pièce

    20 ex. ou plus $1.50 pièce

    Merci d'inclure votre estimation du coût d'expédition ainsi qu'une éventuelle contribution.

    "Earth Ship" par Mayumi Oda

    Gravure originale et signée de la représentation sur la couverture de ce manuel en "Mauve antique" sur papier de riz blanc, dimensions : 64 x 98 cm. Edition limitée à 100 exemplaires. La vôtre pour une contribution de $350.

    T-Shirts "Earth Ship"

    Impression Earth Ship encadrée à l'avant et Plutonium Free Future à l'arrière. Disponible en noir, mauve, jade ou turquoise. Tailles : medium, large ou extra large. Manches courtes : $20, pour manches longues : $30. Spécifier la taille et le premier et le deuxième choix en couleur.

    Poster "Le monstre à deux têtes du feu Poison"

    La reproduction en page 9 de ce manuel en poster noir et blanc, dimensions : 28 x 42.5 cm. $5 pièce.

    Adresser le chèque ou le mandat à INOCHI / Manuel Energie et l'envoyer à :

    INOCHI / Manuel Energie

    P.O. Box 2589

    Berkeley, CA 94702-0589

    USA

    Tout don supplémentaire pour le soutien de publications futures sera le bienvenu et fort apprécié.

    Si vous copiez ou reproduisez des parties de ce manuel, nous vous remercions d'inclure une référence aux noms des auteurs et des organisations, ainsi que les adresse et numéros de téléphone. Nous vous saurions gré de nous envoyer une copie de votre reproduction. Merci !

    Plutonium Free Future est un projet d'INOCHI, une organisation sans but lucratif de type 501(c)(3) établie dans l'état de Californie aux Etats-Unis.

    Safe Energy Handbook © INOCHI 1997